Bulgarie, Hongrie, Lituanie et République tchèque… Les enjeux économiques d’une sûreté nucléaire européenne partagée

Le 27 Juin 2011, A la Fondation Universitaire de Bruxelles

 

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Bulgarie, Hongrie, Lituanie et République tchèque…

Les enjeux économiques d’une sûreté européenne partagée

Photos et slides présentés présentés par les intervenants

Actes de la conférence

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Salle

Fukushima ne semble pas remettre en cause la "renaissance" du nucléaire dans le monde, mais l’Europe (comme les Etats-Unis) va sans doute en réduire le développement. Quelle que soit la situation, l’Union européenne a décidé de renforcer la sécurité et la sûreté pour tous, ce qui va renchérir les investissements pour mettre les centrales aux normes, les remplacer par des centrales de nouvelle génération, ou tout simplement les fermer.

Sans attendre, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse ont annoncé l’abandon du nucléaire, l’Espagne et la Belgique s’interrogent. Sécurité d’approvisionnement, recours à des importations du voisinage, démantèlement et gestion des déchets : les problèmes liés aux décisions seront massifs….

A contrario les pays d’Europe centrale, de l’Est et les pays Baltes ont majoritairement décidé de rester "nucléaires" pour assurer leur indépendance énergétique ; certains même vont accroître leur production et devenir "fournisseurs"… Que va-t-il se passer dans cette zone éminemment stratégique ? Les pays de l’Europe centrale comptent actuellement 19 réacteurs en activité sur les 143 de l’UE, dont 16 sont d’origine russe. Après Tchernobyl, ces pays ont connu une première mise aux normes de sûreté, et la Lituanie a dû fermer sa centrale, une condition à leur adhésion. Après Fukushima, c’est tous les pays de l’UE qui devront répondre à des normes plus élevées : comment les pays Baltes, d’Europe centrale et de l’Est pourront-ils relever les défis pour allier intérêts économiques et impératifs de sécurité ?

Le débat visait à rassembler des informations et à clarifier la situation, approfondir le diagnostic et réfléchir ensemble sur les solutions et les enjeux de solidarité nécessaire pour bâtir une sûreté nucléaire commune préservant les intérêts économiques de chacun.

 

Introduction:

Claude FISCHER, Présidente de Confrontations Europe

Claude FISCHER

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2011-06-27 Introduction

1ère table ronde:

Fukushima : le 2ème choc.

La catastrophe de Fukushima est un choc planétaire qui concerne tous les pays mais en Europe c’est un double choc pour les nouveaux Etats Membres de l’Union européenne. Ils ont pris de plein fouet le choc de Tchernobyl. Pour adhérer à l’Union en 2004 et 2007, on leur a imposé les normes de sûreté nucléaire occidentales et des fermetures, et voilà qu’aujourd’hui ces normes ne sont que chimères et doivent être revues ! Ils vont devoir subir des tests de résistance (stress tests) nucléaires et recommencer. Quels problèmes ça pose ? Quels sont les enjeux économiques ? Remettent-ils en cause les projets ? Comment réagissent les opinions publiques et les Etats ?

Gérard COGNET, Nuclear adviser, CEA for Central Europe-
Zuzana KREJCIRIKOVA, Director of CEZ Group office in Brussels
Jozef ZLATNANSKY , Head of Nuclear oversight, Slovenské elektrárne, a.s.

L’impact de la décision allemande pour les pays d’Europe centrale, et le coût pour tous les pays de l’UE de la transition vers l’arrêt définitif des centrales nucléaires (l’Allemagne devra-t-elle mettre les centrales - dont Angela Merkel nous dit qu’elles sont les moins sûres de l’Ouest - aux normes élevées de sûreté pour la période transitoire ?) Ne faut-il pas relancer l’idée d’un "Schengen nucléaire" ?
Rolf LINKOHR, former MEP

 

Gérard COGNET

Zuzana KREJCIRIKOVA

Jozef ZLATNANSKY
Gérard COGNET
Zuzana KREJCIRIKOVA
Jozef ZLATNANSKY
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Slides Gérard COGNET
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Slides Zuzana KREJCIRKOVA
Rolf LINKOHR
Rolf LINKOHR

 


 

2ème table ronde :

Comment maintenir les projets avec les coûts supplémentaires de la sûreté ?

Fukushima a créé une vague d’abandon du nucléaire qui a déjà impacté l’Allemagne, la Suisse et l’Italie. La France tient bon tout comme les nouveaux Etats membres mais ils sont à la recherche de solutions aux problèmes, notamment en ce qui concerne le financement des projets. La République tchèque, la Hongrie, la Bulgarie et la Lituanie illustrent bien les difficultés qui se posent à cet égard. Plus qu’une simple source d’énergie, le nucléaire assure l’indépendance énergétique. C’est également une ressource économique importante. La renaissance nucléaire a une utilité économique grâce à la rentabilité de la technologie ainsi qu’à la possibilité pour les pays “fournisseurs” de générer des revenus substantiels.

Sylvain DROSS, Strategic Advisor for life extension of the nuclear park, Operations Engineering, EDF
Violeta GREICIUVIENE, Acting Head, Strategic Projects Division, Ministry of Energy of Lithuania
Pal KOVACS, Deputy State Secretary at the Hungarian National Development Ministry
Siyka PENKOVA, Manager of Financial Resources, Kozloduy NPP, Bulgaria

La Russie a exprimé les mêmes inquiétudes par rapport à la résolution des difficultés économiques et des problèmes de sûreté. Quelles sont les normes de sûreté actuelles ? En tant que constructeur de centrales à travers l’Union Européenne, quelles sont les intentions du pays à cet égard ?
Kirill KOMAROV, Executive Director, Rosatom

 

Sylvain DROSS Violeta GREICIUVIENE Pal KOVACS
Siyka PENKOVA Kirill KOMAROV
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Europe NPPs Map

 


 

3ème table ronde :

Vers un nouveau "deal" entre l’Est et l’Ouest

pour affronter ensemble la sûreté

L’Union européenne a aidé ses nouveaux membres à satisfaire les normes existantes afin d’accéder à l’UE. Aujourd’hui le principe de solidarité est encore plus justifié – reste à savoir sous quelle forme nous y parviendrons. Nous devons anticiper la fin des tests de résistance en avril 2012 et préparer la période « après-tests ». Quel rôle jouera l’agence de sûreté nucléaire ? Si les tests de résistance en cours ont pour résultat des normes communes de sûreté en Europe (nous l’espérons, cette fois-ci pour les 27 Etats membres), ne serait-il pas normal, et moins onéreux, de partager les coûts des mises à niveau des centrales (modernisation, construction de nouvelles centrales, démantèlement etc.) ainsi que d’échanger les connaissances et les expertises ?

Zacharie GROSS, Director AREVA Brussels
Paul RORIVE, Senior VP of Nuclear Activities, GDF SUEZ
Vladimir URUTCHEV, MEP, Bulgaria
Ludmilla ZOLTANNE KISS, President of Women In Nuclear Hungary

 

Zacharie GROSS Paul RORIVE Vladimir URUTCHEV
Ludmilla ZOLTANNE KISS
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Slides Zoltanne Kiss


 


 

Conclusions :

Peter FAROSS, Director of the European Commission’s Energy DG:

 Peter FAROSS

Actes de la conférence

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2011-06-27 Actes

In english

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