Syrie : Avant qu'il ne soit trop tard

2012-12-SyrieConfrontations Europe et ses amis tirent une nouvelle fois l’alarme à propos de la situation en Syrie, car nous ne pouvons plus rester silencieux face au désespoir des populations syriennes. Emmanuel Wallon dresse un bilan des deux dernières années en s’indignant face aux massacres et au manque de réactions de la communauté internationale.

 

Deux ans de massacres et d'attentisme. La pusillanimité de la communauté internationale et de l’Europe désespère un peuple en butte à une guerre sans merci qui a fait déjà plus de 70 000 morts. Et le laisser-faire joue contre l’aspiration à la liberté et à la démocratie des Syriens. Voir l'article d"Emmanuel Wallon, Professeur de sociologie politique à l’Université Paris-Ouest- Nanterre, dans Confrontations Europe, La Revue n°101

Confrontations Europe a soutenu et participé à trois initiatives importantes :

-   La Vague Blanche – 15 mars 2012
Pour marquer les deux ans du début de la révolution syrienne. En deux ans, selon les Nations unies, plus de 70 000 personnes ont été tuées, des dizaines de milliers d’autres sont blessées, disparues ou emprisonnées. Une manifestation internationale a été organisée par un collectif d’associations. Le maire de Paris Bertrand Delanoë a ouvert une courte scénographie symbolisant la Vague Blanche, réalisée avec le concours de l’Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien, du Théâtre du Soleil, de la Compagnie Les Passagers et de la Fédération des arts de la rue. Pour en savoir plus : www.vagueblanchepourlasyrie.org

-  Le « Train pour la liberté du peuple syrien » - 11 décembre 2012
Claude Fischer a participé à ce train de la liberté qui avait pour destination le Parlement européens à Strasbourg, afin d’interpeller les députés au sujet des massacres en cours. De retour, elle alerte sur l'urgence pour la Syrie.
Voir ci-dessous l'article

-  un Forum de la solidarité avec la résistance syrienne - 19 novembre 2012
Avec le soutien de l’Appel d’Avignon à la solidarité avec le peuple syrien, et en partenariat avec le quotidien Libération.
Des représentants de l’opposition syrienne, des journalistes et spécialistes de la région, de responsables d’organisations humanitaires, d’animateurs de mouvements de solidarité, d’artistes et intellectuels étaient présents. Pour plus d’informations, veuillez aller sur le site de l’association SouriaHouria : http://souriahouria.com/

L’appel « L’urgence d’agir aux côtés du peuple syrien » a également été relayé dans la Revue n°100.


 

Claude Fischer est montée dans le "Train pour la liberté du peuple syrien" le 11 décembre 2012.
De retour, elle alerte sur l'urgence pour la Syrie :

"Bachar Al Assad chutera. Cela semble inéluctable. Mais quand ? En possession de capacités militaires redoutables, il peut encore tuer. Le tyran aux abois menace d'exterminer la population à l'arme chimique. Un dénouement apocalyptique s'il en était... Doit-on intervenir ?

Les Occidentaux s'interrogent, inquiets d'un scénario à l'irakienne. Doit-on armer les opposants syriens ? Mais ne va-t-on pas armer les djihadistes et menaçer l'avenir démocratique de la Syrie ? Ces questions empêchent de nous poser la seule qui vaille : n'a-t-on déjà pas trop attendu ? Car les palabres occidentaux laissent la place à l'horreur et à l'ascencion fulgurante des djihadistes radicaux.

C'était en octobre 2011, à l'Odéon : nous manifestions pour la Syrie. On en était déjà à 3000 morts! Et la torture des enfants était le nec plus ultra pour dissuader la population de se rebeller... Aujourd'hui, on en est à 42 000 morts, autant de réfugiés, des centaines de milliers de blessés, et de pauvres gens qui manquent de tout. Il suffit d'entendre le Docteur Pitti qui décrit la catastrophe sanitaire pour comprendre l'enfer que vivent les 40 millions d'habitants de Syrie. Que fait-on pour stopper tout ça ?

Côté OTAN, qui s'est longtemps réfugiée derrière le blocage de l'ONU divisée en son sein avec le veto russe et chinois, on a enfin lancé la réflexion sur une action militaire en Syrie. Côté Europe, on reste divisé sur notre engagement, ce qui, soit dit en passant, ne contribue pas à influencer la Russie ni la Chine. Et côté Turquie -qui pourrait jouer un rôle majeur- on est tiraillé entre la nécessité de s'opposer à la Syrie et de travailler avec le Moyen Orient, et l'attitude de l'Union européenne -qui ne respecte pas ses engagements vis à vis des Turcs - n'aide certainement pas.

Pourtant l'urgence nous commande de nous unir et d'intervenir pour stopper Bachar Al Assad : c'est un criminel de guerre, un criminel de l'humanité. Il faut le reconnaître et le poursuivre, l'arrêter et le juger. Arrêter Bachar Al Assad et apporter tout notre soutien aux combattants, leur permettre de se défendre, c'est le plus sûr moyen pour qu'ils restent dans le camp de la démocratie et freinent l'ascension fulgurante des djihadistes.

Tous les mouvements d'opposition viennent de se rassembler dans une « Coalition nationale syrienne des forces de l'opposition et de la révolution » et a élu à sa tête le cheik Moaz Al-Khatib, un religieux modéré, connu pour son attachement à la non-violence et son rejet du sectarisme. Après la reconnaissance de la France, du Royaume Uni, de la Turquie et des pays du Golfe arabo-persique, les Etats-Unis viennent de reconnaître cette plateforme élargie, représentant le peuple syrien, formée au Qatar en novembre dernier. Le rôle des pétromonarchies qatarie et arabo-saoudite est préoccupant mais de quel droit juger quand nous sommes ainsi défaillants dans notre soutien ? Mais passer de l'Iran à l'Arabie -par défaillance de la communauté occidentale- n'est pas sans doute pas le meilleur avenir pour la Syrie.

La réunion des Amis de la Syrie ouverte à Marrakech le 12 décembre, a rassemblé des représentants d'une centaine de pays arabes et occidentaux, ainsi que de nombreuses organisations internationales.

Les Etats-Unis, présents à Marrakech, campent encore sur un refus de fournir des armes au peuple syrien, de peur qu'elles ne soient récupérées par les organisations terroristes. Mais le groupe Jabhat Al-Nosra, le plus puissant au sein de la mouvance djihadiste est présent sur tous les fronts avec une expertise militaire acquise en Irak ou en Afghanistan. Prenant de vitesse les rebelles de l'armée syrienne libre, l'ASL, revendiquée par les groupes non djihadistes qui manquent d'armes et de munitions pour protéger les populations, ce groupe armé ne cache pas sa volonté d'établir un régime fondamentaliste en Syrie. Il est donc encore plus urgent d'aider les Syriens avant qu'il ne soit trop tard, afin que leur combat pour la liberté et la dignité ne soit dévoyé et ne dérive vers un avenir plus obscur, et pour que la dictature Assad ne soit remplacée par un gouvernement fondamentaliste qui appliquerait la charia."

Claude Fischer, présidente de Confrontations Europe

Extrait d'Interface n°81

Voir aussi :

- L’urgence d’agir aux côtés du peuple syrien : Confrontations Europe relaye l'Appel de Syrie Liberté

- Voir la tribune pour la Syrie sur la site du journal Libération : http://www.liberation.fr/monde/2012/11/15/l-urgence-d-agir-aux-cotes-du-peuple-syrien_860721

- Pour lire l'appel, voir la liste des signataires et le signer, cliquez sur ce lien : http://www.change.org/fr/pétitions/souria-houria-syrie-liberté-appel-l-urgence-d-agir-aux-côtés-du-peuple-syrien

- + d'info sur http://souriahouria.com/

 

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