C O N F R O N T A T I O N S - Pour une démocratie participative européenne

Accueil

Agenda

Publications

Biographie

Contact

Liens

Retour Imprimer Envoyer  

Philippe Herzog                                                          Institut Aspen – Lyon 10-11 déc.05

                                                           Think Tanks et décideurs dans une Europe en crise

                                                           Quels rôles pour les think tanks dans le débat public ?

 

 

0)    Point de vue d’un observateur :

 

L’Europe est peut-être en crise mais ce n’est pas un naufrage, elle continue.

Elle vient de réussir l’introduction de l’euro et un formidable élargissement : nos amis de l’Est nous disent : ne faites pas douter du projet européen !

Par contre, c’est vrai elle est en échec sur la Constitution et la réalisation de la Stratégie de Lisbonne : la crise est celle du système de décision.

 

1)    Les think tanks n’ont-ils pas d’abord un rôle à assumer dans la création de l’espace public européen ?

 

En effet celui-ci n’est pas encore formé.

Au niveau communautaire ; espace restreint à Bruxelles autour de la Commission et du P.E.

Au niveau national, défaut profond d’acculturation des citoyens et inexistence du débat public européen sauf exceptions (référendaires).

 

2)    Le choix du rôle n’est-il pas d’abord fonction de la conception que nous avons de la démocratie ?

 

·        Soit rôle d’influence circonscrit au système décisionnel (à Bruxelles) (management participatif) ; soit rôle civique pour l’implication des citoyens et organisations locales et nationales (interfaces, médiateurs) (démocratie participative), soit les deux ensemble : exemple Confrontations Europe. A noter que la CES elle-même est plus lobby – think tank – interface qu’une véritable organisation. 

Précisions :

 

·        Eclairage ou influence (lobbies ou conseils) ? Les Anglais imbriquent les deux ; la Commission a besoin du conseil des lobbies. Mais il est vrai que l’esprit de « marché des idées » diffère de l’esprit « apport civique ».

Rôle civique : grave manquement des organisations nationales qu’il faut tenter de combler. Proximité entre think tanks et advocacy group. Informer mais aussi permettre d’agir, participer à la décision.

   

 

3)    La composition du groupe et sa méthode

 

·        Composition :

Groupe d’intérêts ou diversité des professions et des sensibilités ?

Centre avec correspondants ou véritable réseau européen interactif  (ce que Confrontations Europe aspire à devenir) ?

 

·        Méthode :

Inscription ou non dans le processus décisionnel, avec participation / création d’un débat public ?

L’apport et l’innovation dépendent de la capacité d’élaborer les idées de la société civile (en lien avec elle) et de les inscrire à temps et à propos dans le système décisionnel.

 

·        Complémentarité possible avec le monde académique (à condition que celui-ci s’investisse !)

Exemples : PASF, Directive services.

   

 

4)    Clés et évaluation d’impacts

 

·        Fonction de la conception qu’ont les décideurs et élus de la gouvernance.

Contraste entre Etat et Commission.

Importance de la proximité avec le P.E.

 

·        Diffusion des idées ?

Créer ses propres organes. L’accès aux médias est très difficile (ils sont dans l’espace national, conformistes et souvent ignorants).

 

·        Fédérer des acteurs crée une force.

Exemples : Constitution, services d’intérêt général.

 

 

 

 

CONFRONTATIONS EUROPE
227 boulevard Saint-Germain - F-75007 Paris
Tél: 00 33 (0)1 43 17 32 83, Fax: 00 33 (0)1 45 56 18 86 (Paris)

Tél : 00 32 (0)2 506 88 61 (Bruxelles)
Email : confrontations@wanadoo.fr | Web : http://www.confrontations.org/