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Philippe Herzog
8 février 2006
Débat DIRECTIVE SERVICES
A – L’Europe face à la révolution des services
1)
Mutations
Révolution informationnelle, place croissante dans la chaîne
de production, l’innovation, et la satisfaction des besoins.
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Commerce des services, AGCS, IDE au Sud, spécialisations dans
la DIT.
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Croissance, compétitivité, emploi.
2)
Défis de réformes
et d’innovation pour que l’Europe développe ses atouts.
Retard pour la création, atouts pour l’usage des NTIC.
‚
Atout des SP de réseaux, mais double handicap structurel
(tutelle Etat+territoire).
ƒ
Renouveler les compétences et les missions (populations, PME…).
3)
L’Union
doit mieux faire
Oui à un grand marché, mais (sauf secteurs très globalisés) ça
avance lentement : trop d’obstacles administratifs et/ou
manque d’investissements et d’incitations ?
‚
Oui aux objectifs de Lisbonne et Göteborg mais les Etats ne mettent
pas en œuvre (subsidiarité étroite) ?
ƒ
Besoin d’un développement SIG – SIEG, mais réformes intérieures
difficiles et manque d’un cadre commun.
B – Quel cadre d’action ?
Directive transversale ou Plan d’action ?
projet de directive transversale,
préparation plan d’action BRS en sommeil,
suite livre blanc SIG-SIEG en attente + communication SSIG,
renouvellement des directives sectorielles,
projets de réseaux.
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Avancer sur tout le front, sinon biais et échecs.
-
Rejeter le projet DS ? Plutôt l’investir et en
faire un cadre d’action.
‚
Une directive de « libéralisation »
(ôter les barrières) avec régulation fondée sur le PPO.
-
Ce n’est pas un accord type AGCS (négociation pour
accès au marché, sans imposer de régulation : le PPA
s’applique). (priorité à l’IDE par rapport aux autres modes).
-
C’est une directive marché intérieur avec régulation
PPO, donc logique de la compétition réglementaire.
-
Argument irrecevable : « c’est déjà la
règle pour les biens ». Or les services DIFFERENT des
produits. Et toujours dimensions d’harmonisation. De même :
ne pas confondre ARM et PPO.
ƒ
Quelle est la bonne option ?
Harmonisation ciblée.
-
Question de stratégie : cf. « Global
Europe ».
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Pour faire un marché intérieur, il faut nécessairement
des compromis PPO-PPA (exemple : Suède/ Lettonie). Cas des
services financiers (banque de détail et protection des
consommateurs).
-
Pas d’études sérieuses. Les évaluations de la
phase 1 du marché unique ne concernent que les réseaux (cf.
Bruegel). Pour
la DS
, on ne sait répondre à la question : dumping social ou
convergence positive ? (mais questions soulevées à propos de
l’hétérogénéité des consommateurs et les asymétries
d’information).
-
Pour moi le PPO est un levier utile et même nécessaire quand on a établi un cadre commun d’intérêt général.
C – Où en sommes-nous à la veille du 14 février ?
1)
Echec de
tentatives de changement de logique
Jonckheer (faire AGCS)
‚
Evelyne Gebhart - premier compromis (faire seulement liberté d’établissement)
ƒ
Séparer B to B (ce qui signifierait laisser les BRS en autorégulation).
2)
L’équilibre
du texte IMCO : beaucoup d’exemptions et le PPO passe
Exemptions du champ élargies à des SIEG sensibles (santé,
audiovisuel…)
‚
Assouplissement pour la suppression des autorisations à liberté
d’établissement (on peut consulter les partenaires sociaux,
obliger à souscrire une assurance, réserver des droits exclusifs).
ƒ
Exemptions au PPO pour la liberté de prestation : droit du
travail, SIEG (ex : eau, déchets…).
3)
Nouvelle
tentative de compromis Gebhart : PPO encadré
PPO encadré par des principes : non-discrimination,
proportionnalité et nécessité. Je comprends. Mais le PPO serait
………. sans accord précis sur ces principes correctifs. A noter
que dans les directives sectorielles, l’encadrement est dûment précisé.
‚
En l’état beaucoup s’interrogent sur l’apport d’un
tel texte. Les conflits et les « obstacles » subsistent.
Les problèmes de fabrication du marché demeurent. Mais une
victoire pour les champions du marché sur un principe stratégique.
D – Développer l’action sur tout le front
Faire sauter les règles
protectionnistes et les rentes de situation : d’accord. Mais
sans un nouveau cadre d’intérêt public on ne résout par le
problème du développement des services et de la cohésion sociale.
Droit du travail :
.
besoin de conventions collectives européennes
. gouvernance
‚
SIEG : Réformes intérieures ET cadre commun :
.
accorder les définitions nationales
. service universel (donc financement)
. liberté d’administration locale et régionale
. pluralité des entreprises (Cf. SSIG, PPP…)
ƒ
Droits des consommateurs :
.
une question très sous-estimée. Problème des normes et risque
d’autorégulation
„
Espace public d’évaluation et méthodologie de consultation
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